02/11/2016

100 octobre 2016 lac KIVU

blog 100

octobre 2016

Le   lac KIVU

 

Hummbird.gif 

Lac de 2 700 km² de surface,

485 m de profondeur,

et d’altitude de 1 460 m au-dessus du niveau de la mer ;

 (Voir situation sur carte : Rwanda)

Le lac Kivu est un des Grands Lacs d'Afrique

et l’un des trois lacs méromictiques  de ce continent.

 

Un lac méromictique est un lac dont les eaux de surface et de profondeur se mélangent moins d’une fois par an.

Et pour certains, moins d’une fois par décennie ou siècle, voire plus rarement encore.

 

Le lac Kivu se situe entre la république démocratique du Congo et le Rwanda. lac kivu point habitée.jpg

 

 C’est dans ce lac que l’on trouve Idjwi, la plus grande île à l’intérieur du  continent  africain,  avec une longueur de 40 km et une superficie de 285 km2.

CONGO RWANDA KIVU lake 3533335140_fa67562d3b_o.jpgVue d'avion que j'ai trouvée sur le web.

Elle montre bien la partie haute de  Ruzizi qui emmène les eaux  du Kivu vers le Tanganyika.

 

Dans cette région les gens manquent cruellement d’iode.

Ce qui cause chez beaucoup des problèmes de santé par manque d’hormones thyroïdiennes.

La seule solution en mettre dans le sel consommé.

 

Ce manque d'iode se caractérise globalement par un arrêt du développement physique et mental à une certaine période de la croissance de l'enfant.

 

Kivu lac, Ruzizi; Shangugu3527415857_9a6c7eff28_o.jpg

 

Cette région , connue au XIXes sous le nom de Maniema ou Manyema, existe en tant  que province puis 1933,

province de Costermansville, le Bukavu actuel.

 

Divisée en entre trois régions :

Nord Kivu, Sud Kivu et Maniema.

 

Le lac Kivu se déverse par la rivière Ruzizi, 

qui au sud alimente le lac Tanganyika.  

 

 

Ce lac Kivu  a gagné une triste notoriété lors du génocide du Rwanda  en 1994, de nombreuses victimes y ayant été jetées. 

  Hummbird.gif

On trouve dans cette région de l’étain et d’autres métaux précieux.

Richesse ?

Pour qui ?

Pour les populations ?

Ou source de conflits, de luttes sanglantes ?

 

La RDC a dénoncé le soutien d'un « lobby » pillant les ressources minières de la RCD au CNDP.

 

La principale ressource pillée est le coltan,

minerai de tantale qui sert à la fabrication d'électronique miniaturisée, les téléphones et ordinateurs portables...

 

Ce minerai est cherché souvent clandestinement, par des enfants même très jeunes,

mais il n'est pas  travaillé sur place, ce sont des régions d'Indochine qui s'en occupent et en retirent en fin de compte le plus de richesses.

 

Hummbird.gif

 

L' Allemand, le comte  von Götzen, 

fut le premier Européen ayant accédé au lac en 1894.

 

Hummbird.gif 

Au fond du lac, environ 500 m de sédiments recouvrent le socle cristallin précambrien.

 

Au nord du lac, des anomalies magnétiques sont dues à d’anciens épanchements volcaniques.

 

La grande ville au Sud est Bukavu.

 

 

Tout près la forêt où l’on trouve les grands singes, des Gorilles.

 

 des sommets : les Karisimbi, Bisoke, Sabyniyo, Gahinga et Muhabura. 

 

 

 

 Dans le Parc National des Volcans, la première attraction est évidement de visiter, avec l’aide d’un bon guide, les gorilles de montagne.

 

Ils sont végétariens, aiment les forêts humides, constituent des familles de 8 à 20 individus : un mâle dominant, des femelles adultes et plusieurs adolescents. Le mâle au dos argenté peut atteindre un poids de 250 kg et une taille de 1,70 m.

 

Anthropoïdes débonnaires et pacifiques, ils se nourrissent dans leur univers végétal.

* * *

Villes congolaises de Goma et Bukavu (ex Costermansville), voisines du lac.

 

Au Rwanda, en face : Gisenyi, Kibuye et Cyangugu.

 

C'est dans ce lac que l'on trouve Idjwi  la plus grande île à l'intérieur du continent africain

avec une longueur de 40 km

et une superficie de 285 km2.

 

Il  est différent des autres lacs congolais qui sont pour la plupart «  tectoniques » comme le montre d'ailleurs sa configuration morphologique, qui est celle d'un lac de barrage avec de nombreuses baies et îles.

 

Les volcans des montagnes des Virunga.

Le mot "Virunga" signifie volcan en langue locale. 

 

Ils ont barré l'écoulement sud-nord d'un réseau hydrographique qui prenait ses sources sur le plateau des Bafulero, près du mont Mulhi.

 

Ce lac est caractérisé par une forte stratification thermique et chimique :

CO2 et méthane sont assez fortement "piégés" dans les eaux profondes,

mais le CH4 (méthane)  pourrait épisodiquement être brutalement libéré avec des risques graves pour la population et la faune.

 

Dans les années 1950-60, ce sont des chercheurs belges qui ont montré que ce lac recelait du méthane et du CO2, d'origine magmatique.

 

La genèse de ce méthane et l'explication de son accumulation ont été longtemps discutées.

 

On a pensé qu'il était d'origine volcanique et/ou issu de matière organique en décomposition.

On cherche à mieux comprendre le fonctionnement des puits de méthane, dans les couches supérieures oxygénées du lac, certaines bactéries méthanotrophes dégradent le méthane avant qu'il ne gagne l'atmosphère du lac.

 

Les données apportées par deux expéditions conduites sur le lac, de même qu'une réévaluation, ont conclu que l'essentiel de ce méthane est biogénique et récent ;

il aurait été formé par des organismes autrefois classés comme « bactéries méthanogènes » et aujourd'hui reclassés parmi les Archées, groupe de procaryotes distinct des vraies bactéries  et

vivant dans les eaux anoxiques profondes.

 

Ces bactéries auraient synthétisé du méthane à partir de dioxyde de carbone et d' hydrogène.

 

On a aussi supposé qu'une petite partie du méthane serait thermo catalytique, le reste étant issu d'une transformation du CO2 en méthane par ces bactéries méthanogènes.

 

 On a démontré relativement récemment qu'en profondeur, environ 300 m, en raison d’un système local de convection/diffusion particulier caractérisé par un mélange turbulent faible et un transport vertical par diffusion dominé par un phénomène de double diffusion, à partir de 120 m en février 2004, conséquence d'un gradient élevé de salinité, et donc de densité, et d'entrées de sources subaquatiques à différentes profondeurs, également responsables d'une teneur anormale de l'eau en zinc.

 

Contrairement aux systèmes connus de double diffusion naturelle ou étudiés en laboratoire, ici le CO2 et le CH4 dissous contribuent à la stratification en couches, avec des équilibres inhabituels entre l'effet stabilisateur de sels dissous et l'effet déstabilisateur de la température.

 

Des couches mixtes épaisses de 0,48 m en moyenne semblent néanmoins être en état de convection active.

 

Des changements sont observés dans le lac : réchauffement des eaux profondes, renforcement de la chimiocline  principale, interface  entre différentes couches d'eau; évoquant un débit accru des sources subaquatiques qui expliquerait de récents changements dans le cycle des éléments nutritifs et la production de méthane du lac.

 

Le gisement potentiellement exploitable de méthane du lac a été estimé 57 milliards de m³.

 

En 2007, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé un accord pour qu'une équipe de scientifiques étudie la faisabilité de l'exploitation du gisement.

 

Ainsi, à condition qu'il n'y ait pas de perturbation de l'effet de chimiocline par l'exploitation, on espère à la fois pouvoir réduire le risque d'explosion et/ou d'asphyxie par remontée d'une grande bulle de méthane, au profit d'une production de carburant et/ou électricité.

 

Le lac Kivu est l'un des trois lacs dans le monde entier susceptibles d' éruptions limniques graves;

 

les deux autres étant les lacs  Nyos et Monoun  au  Cameroun.

 

En 2005, des géologues et géochimistes ont estimé que certains changements récents de comportement du lac sont des indices de risque accru d'une éruption incontrôlable de gaz et que la libération d'une fraction de ces gaz, qui pourrait être déclenchée par une éruption de magma dans le lac, aurait des conséquences graves pour les personnes vivant sur ses rives.

 

D'après des mesures récentes : l'échange turbulent vertical apparaitrait comme étant faible et négligeable.

 

 Mais le conduisant à une accumulation de gaz.

Or plus l'eau profonde sera saturée en gaz, moins l'apport de chaleur nécessaire au déclenchement d'une libération de gaz dévastateur sera important.

 

Ce lac abriterait 300 km³ de dioxyde de carbone, CO2, quantité de gaz contenue dans le lac Nyos qui lors de son éruption avait fait 1700 morts.

 

Intéressants pour l'alimentation : des petits poissons séchés (sambaza), Phytoplancton, Zooplancton.

 

kivu_lake  et son île _nasa.jpg 

14:02 Écrit par treve | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |