31/07/2016

98 Tanganyika lake 16 juillet 2016

98

Juillet 2016

 

T A N G A N Y I K A    L A K E

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  1. Le lac Albert (Mobutu)

 

 

Nous continuons notre périple lacustre africain.

 

Nous sommes déjà le dernier jour de juillet,

j'ai bien cru que je n'aurais pas le temps de continuer notre périple ce mois.

 

De justesse !  nous sommes le 31 juillet !

 

Ce mois de juillet nous amène ainsi à un lac plus connu sous le nom de lac Albert.

 

Ces dernières années ce lac a reçu plusieurs noms, 

les uns plus compliqués à retenir que les autres.

 

Je les cite ici:

 Albert, Nyanza, M'vouta N'zighé  puis lac Mobutu Sese Seko.

 

Je me demande lequel de ces noms sera le plus retenu lors des années à venir.

 Résultats de recherche d'images pour « lac Albert »

  

Ce lac

a une surface de 5 270 km²,

 

C’est un des plus riches en poissons du monde.

 

Il se trouve au centre du continent africain,

à la frontière entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo.

 

 

Il est le plus septentrional de la chaîne de lacs de la vallée du Grand Rift.

 

Nous faisons  un périple  africain Nord-Sud.

 et terminerons néanmoins  par le plus important, plus profond, le plus, le plus, le plus ...

le plus pour beaucoup de choses:

je pense au lac Tanganyika.

C'est par lui que nous terminerons notre périple.

 

 

  Notre lac Albert est long d'environ 160 kilomètres et a 30 kilomètres de large, avec une profondeur maximale de 51 mètres.

Il est à une altitude de 619 m au-dessus du niveau de la mer.

 

A titre de comparaison:

160 km de longueur, la Belgique a environ 300 km dans sa plus grande longueur.

30 km de large: la côte belge en compte 56.

619 m au dessus du niveau de la mer: là nous égalons presque la Belgique, dont la Baraque de Fraiture, un des points les plus élevés, est à 652 m.

51 m de profondeur: notre mer du Nord, près de la côte belge, n'a pas beaucoup plus. Bruxelles est fière de son "altitude 100".

 

 

Ce lac fait partie du système compliqué du Nil  supérieur.

 

Ses sources principales sont

le Nil, la partie provenant du lac Victoria au Sud-Est

et la rivière  Semliki , en provenance du lac Édouard au Sud-ouest.

Celle-ci coule du lac Édouard  vers le Nord, dans la république démocratique du Congo,

et débouche dans le lac Albert en Ouganda. 

 

On peut encore y découvrir une  faune importante:

éléphants, crocodiles, antilopes, vivent dans les environs de la rivière Semliki. 

 

J'ai eu dernièrement la chance et le plaisir de voir nos amis les éléphants et de belles antilopes dans des parcs en Afrique du Sud, autre région qui, heureusement, garde et protège encore toute cette faune qui peine à survire.

 

Pour cette faune on peut parler de "survivre",  et non "vivre". En effet, pas toujours parce que qu'il y a du braconnage, par la chasse ou par la perte de leur milieu de vie,

mais

Ce sont les hommes  qui, de plus en plus nombreux, sont  envahissants.

Tantôt, bâtissant, cultivant voire destructeurs, à la recherche d'habitat mais aussi de sol à cultiver et de richesses à trouver, tant dans le sol qu'en  surface.

 

 

La sortie, à l’extrémité du lac, est le Nil Albert, connu sous le nom de Nil des Montagnes à sa pénétration au Soudan.

 

A l'extrémité Sud du lac, débouche la Semliki. 

On y trouve un marécage.

 

Au bord de la rive Nord-Ouest, nous trouvons une chaine de montagnes, connue sous le nom de Monts Bleus.

 

 
 

C'est seulement en 1864 que le premier européen à découvrir ce lac fut l'explorateur Samuel Baker.

 

C'est lui qui le nomma Albert de Saxe - Cobourg - Gotha, conjoint de la reine Victoria qui venait de décéder.

Ce nom de Samuel Baker est peu connu, du moins en Belgique, alors je suis allée voir ce qu'en disait  le dictionnaire de notre temps: Wikipédia. Voici ce que j'en retiens:

 

Né à Londres....  Après deux années passées l'île Maurice, il gagne Ceylan (Sri Lanka). Il y fonde une colonie agricole. Il supervise la construction d'un chemin de fer, passe quelques mois à visiter le sud-est de l'Europe. 

Ci dessous Baker sur le lac Albert.

 
.
 
 

¨[En mars 1861, il entame son premier voyage d'exploration en Afrique Centrale.  « Pour découvrir les sources du Nil, avec l'espoir de rejoindre l'expédition est-africaine des capitaines Speke et Grant, quelque part aux environs du lac Victoria.  Après une année passée sur la frontière entre le Soudan et l'Abyssinie, à apprendre l’arabe, à explorer les affluents du Nil, à prouver que les sédiments du Nil proviennent d'Abyssinie, il arrive à Khartoum qu'il quitte en décembre 1862  pour remonter le Nil Blanc.  Deux mois plus tard, il rencontre Speke et Grant qui après avoir découvert les sources du Nil redescendent le fleuve vers l’Égypte.   Leur succès lui fait craindre qu'il n'y a plus rien à faire d'important pour sa propre expédition, mais les deux explorateurs lui fournissent suffisamment d'informations pour lui permettre d'entreprendre l'exploration d'un grand lac encore inconnu des européens. Samuel Baker découvre l'Albert Nyanza ou lac Albert le 14 mars 1864. Après avoir exploré les environs du lac et démontré que le Nil le traverse, il entame son retour.]

 

En 2006, relativement récemment, on découvrit  des gisements de pétrole.

  On ne sera pas étonné que déjà les pétroliers, se querellent pour s'accaparer ce marché.

Voici ce que je trouve sur Wikipedia, aujourd'hui même:

"Le ministre des Hydrocarbures, Célestin Mbuyu, en visite officielle à Bunia lundi 23 janvier, a annoncé que le géant pétrolier français Total vient de recevoir l’autorisation de lancer les travaux d’exploration pétrolière dans le Lac Albert, un mois après avoir obtenu le droit d’exploiter l’or noir dans le Graben Albertine, en Ituri."

 

Avec ce lac nous sommes encore dans le système compliqué du Nil supérieur.

 

Nous continuerons notre périple, je l'espère, le mois prochain. Ce sera déjà le mois d'août demain.

Marie-José Evert

 

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