16/06/2015

88 Tanganyika lake juin 2015

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Tanganyika lake

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juin 2015

 

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Grâce à ces "photos-reliques" d'André Capart je continue à vous présenter le lac Tanganyika des années 1945-46.

 

J'aurais trop de peine de savoir que ces photos ne soient pas suffisamment connues. 

 

Elles nous présentent ce beau lac comme on ne peut plus le voir actuellement.

 

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Avec sa nature telle qu'on devait pouvoir la voir depuis très très longtemps.

 

Voici une belle petite plage étroite puis très vite on découvre les bords surélevés.

 

Ces sites de nature pure, sans habitations ...

aujourd’hui on les chercherait en vain.

Maintenant que voyons -nous à la place ?

 

Des habitations des cultures, des points commerciaux, 

 

et bien sûr, la population augmentant, beaucoup de gens qui s'affairent à la pêche, au commerce, à la culture, ...

Bien normal toute une population au travail.

 

Très peu se promènent, uniquement, pour le plaisir d’admirer.

 

Je m'attarderai plus loin à une présentation  historique et plus scientifique du lac.

 

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Deux petites îles vues du large

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Belle baie à l'estuaire de la rivière Luluvia

 

 

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 Ici pas de plage, rien que des rochers.

Les vraies petites plages se trouvent plus près des estuaires.

Pas toujours très grands les estuaires, mais nombreux: il suffit qu'une petite rivière débouche d'entre les collines.

 

Il y a même des petites rivières intermittentes, je veux dire rien qu'en saison de pluies. Souvent des petits torrents.

 

pl 05 fig 3 TangCapart.jpg

 

 

 

 

  Une petite plage encore, puis vite l'escarpement.

Sans habitation ! Ce n'est plus ainsi maintenant.

 

Non seulement les habitants se font de plus en plus nombreux, mais ils osent habiter plus près des côtes, utilisent tous les terrains possibles. On les comprend.

Ces endroits sont tentants surtout pour des pêcheurs.

Mais aussi ils vivent, c'est dire que non seulement on y construit des habitations, mais

 ils y cultivent, se déplacent, organisent leur pêche, préparent, réparent les barques et filets, font du commerce, ...

Quand le temps le permet ils sèchent les poissons, surtout les petits Ndagala. (sorte de petites sardines)

 

 

pl 05 fig 4 Tang Capart.jpg 

 

 

 Les gens actuellement vivent de plus en plus près du lac car ils ont besoin de terrain.

 

Mais cela peut devenir catastrophique quand le niveau du lac monte.

 

Je signale que ce grand lac n'a qu'un seul exutoire, la Lukuga.

S'il y a trop d'apport d'eau cette petite Lukuga ne suffit pas à compenser les arrivées dans le lac, par de si nombreuses petites rivières et torrents. 

 

En général les pluies sont compensées par l’évaporation.

Mais s'il y trop de couverture nuageuse, il y a aussi moins d’évaporation ...

 

De plus cette unique petite Lukuga peut être encombrée de végétation si on ne l'entretient pas bien.

 

J'ai connu dans les années '70, celle où des routes ont été sous eaux, les usines et maisons trop près du lac on vu leurs rez-ce chaussée, et surtout les caves sous eau! ...

Combien ont dû se barricader avec de nombreux sacs de sable.

Ce n'était pas mal efficace. Il n'y a pas de tempête ni de grosses vagues comme au bord de l'océan.

 

J'ai même vu toute une belle forêt de cocotiers disparaitre entièrement. Et pourtant c'étaient de beaux grands arbres.

 

  

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 La belle baie de Kabimba.

 

Que j'aurais envie de me faire petit oiseau et aller voir ce que, en 2015, tous ces beaux coins idylliques sont devenus.

 

 

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 Voici un bon exemple d’abords escarpés

 

 

pl 06 fig 3Tang Capart .jpg

 

 

 

 

 La Lovu et des éboulis rocheux

 

 

 

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 Une bien typique cette formation gréseuse.

 

Le grès provient de l'agrégation de grains de moins de 2 mm de sable.

Ceux-ci proviennent de la désagrégation de roches.

Le grès est formé de nombreux minéraux, souvent très différents.

En particulier: de la silice, du quartz et du mica.

 

Mais on y trouve aussi des débris calcaires et de coquillages.

D’autant plus qu’ici, au bord du Tanganyika, ces coquillages ont moins besoin d'une solide couche calcaire protectrice.

Provenant d'eau douce ils n'ont pas besoin de pouvoir résister comme ceux des bords des océans.

 

pl 07 fig 1 Tang Capart.jpg

 

 

 

 

  Shangugu avec le cours torrentiel de la Ruzizi à la sortie du lac Kivu.

Rivière qui plus au Sud se jette dans le Tanganyika.

Shangugu fait face à Bukavu côté rwandais.

Un peu comme on retrouve Uvira côté congolais,

face à Bujumbura, côté burundais.

 

 

pl 07 fig 2 Tang Capart.jpg

 

 

 

 

 

Cette Ruzizi est donc une rivière torrentielle à sa sortie du lac Kivu, mais elle devient rivière de plaine, environ 9 km avant d'arriver dans le Tanganyika

 

 

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Le cap Bwanza que l'on voit si bien de Bujumbura.

Il suffit de prendre un tout petit peu de hauteur.

 

Il est au nord de Kaliémie (ex - Albertville) donc du côté congolais.

 

 

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La suite sera pour le mois prochain ...

car il y en a encore beaucoup.

Et c'est tant mieux ...

 

Hummbird.gifMarie-José EVERT

 

19:25 Écrit par treve | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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