13/02/2007

Le peuple SAN

LE  PEUPLE SAN

 ou BUSHMEN

 

et ses PEINTURES RUPESTRES

 

 

Le peuple SAN, dit Bushmen – hommes de la forêt - est actuellement devenu le peuple du désert du Kalahari.    De Bushman (singulier du mot) on a même fait Bochiman.

 

Ils ont été refoulés par les envahisseurs tant noirs que blancs.  C’est ce qui les a amenés jusqu’à ce milieu super hostile par excellence qu’est ce fameux désert.

 

Les SANS  habitaient l’Afrique du Sud bien avant l’arrivée des premiers colons blancs.  On  les retrouve depuis l’ex-Rhodésie jusqu’au Cap.

 

 

Copie de Kwazulu-Natal carte touristique

 

 

 

Afrique - carte

 

 

 

 Au début du 19ième siècle de terribles affrontements territoriaux se soldèrent pas la division de certaines tribus et contraignirent une partie de la population à l’émigration.

 

Lorsque les Voortrekkers  arrivèrent dans le Drakensberg vers 1838, la plupart des tribus s’étaient déjà dispersées vers le Nord et les derniers Sans s’étaient réfugiés plus haut, dans les montagnes.  Ces nomades, qui vivaient alors toujours de la chasse et de la cueillette, s’abritaient dans des cavernes dont ils ornaient les murs de dessins représentant des scènes de chasse, des cérémonies religieuses, des animaux ou des créatures surnaturelles. 

 

Ils n’avaient pas d’autre langage écrit. 

On retrouve encore des caractéristiques de leur dialecte parmi les peuples actuels  du Kwazulu-Natal : une langue à « clicks ».

 

A l’origine ils vivaient dans les cavernes du milieu boisé, herbeux et humide de l’Est de l’Afrique du Sud, entre autres près des Drakensbergs (montagnes des Dragons) .

 

C’est dans ces cavernes qu’ils ont réalisé des peintures rupestres que l’on ne peut pas voir in situ mais qu’un musée de DIDIMA à Cathédral Peak (3.004 m)  nous montre  actuellement.

C’est là que j’ai eu la chance de  découvrir cette civilisation.   

Nous sommes dans le Royal Natal National Park . 

 

Copie de San SA 05 312
 

 

 

 Leur civilisation pourrait s’appeler «  civilisation de l’élan » ; une sorte de grand cerf.

Ainsi dès l’entrée au musée des représentations de ces élans nous sont présentées.  

 

Copie de San SA 05 311

 

 

  

Copie de San SA 05 314

 

 

   

Copie de San SA 05 315

 

 

 De la forêt ils ont gardé cette renommée de chasseurs expérimentés.  C’est ce qui leur a permis, et leur permet encore de survivre dans les régions désertiques du Kalahari.

 

Ces peintures nous font évidemment connaître ce qu’ils ont été dans les cavernes du Drakensberg. dans l’ Est de l’Afrique du Sud et non ce qu’ils sont actuellement dans leur Kalahari désertique.

 

Le musée présente leurs peintures rupestres photographiées !  Malheureusement, parmi les nombreuses fresques qui subsistent beaucoup ont souffert des intempéries et sont en bien mauvais état.  

 

Elles nous en apprennent beaucoup sur leur civilisation, leurs activités.

 

Les photos que j’ai pu prendre sont sombres car elles ont été prises quasi à la sauvette et dans un endroit délibérément peu éclairé.

 

Nous avons d’abord plusieurs représentations nous montrant ce peuple chasseur avec arcs et flèches. 

                                       Ils vivent et travaillent en groupes.

 

Copie de San SA 05 316

 

 

                

Copie de San SA 05 317

 

 

 

Civilisation de l’élan, oui.  C’est de l’élan qu’ils tirent tout ce dont ils ont besoin, ils en avaient de vrais troupeaux.  Si ces grands mammifères pouvaient vivre dans ces régions nous comprenons qu’elles étaient suffisamment herbeuses, voire boisées.

 

Nous les voyons ici en marche. 

 

Copie de San SA 05 320

 

 

 

Voici une vue des cavernes qui leur servent de refuge. 

 

Copie de San SA 05 321

 

 

 

Cette photo nous montre les carquois où ils mettaient leurs flèches.

 

 

Copie de San SA 05 322

 

 

 

La peinture suivante détaille leurs équipements de chasseurs.

 

Copie de san SA 05 323

 

 

 

Ici nous distinguons les échelles qu’ils utilisaient.  

 

Copie de San SA 05 324

 

 

 

Mais les Sans vivaient aussi de la pêche. 

 

Copie de San SA 05 325
 

 

 

 Les femmes ne sont pas absentes au travail : elles vont ici, besace au dos, à la recherche du fourrage pour le bétail.

 

Copie de San SA 05 327

 

 

                         

Copie de San SA 05 328

 

 

 Ces deux vues nous montrent une caractéristique de leur race, que nous retrouvons encore actuellement chez la gens du Kwazulu-Natal. 

Mais cette caractéristique tend à disparaître à cause des unions avec les peuples bantous venus du Nord par la suite. 

Vous avez reconnu sur ces vues qu’il s’agit de la stéatopygie qui se caractérise par un tissu adipeux développé au niveau des fesses.

 

Cette vue ici nous montrerait des scènes de pesage. ou d’étalement des peaux sur des bâtons. 

 

Copie de San SA 05 329

 

 

 

 Les trois photos suivantes nous font remarquer que s’il y avait des peintures monochromes, on pouvait en trouver plus tard bichromes et même polychromes.  On trouve ainsi du noir, du blanc, des bleus et des gris, le l’ocre rouge, du rose ou du marron.

 

Copie de San SA 05 330

 

 

   

Copie de San SA 05 331

 

 

      

Copie de San SA 05 332

 

 

  

  Plus étonnante cette gravure montrant des Thérianthropes : personnages mi hommes, mi animaux.  

 

Copie de San SA 05 334

 

 

 

 La vue suivante nous montre un peu de leur vie sociale avec des danses circulaires où hommes et femmes se suivaient.  

 

Copie de San SA 05 336

 

 

 

Les images suivantes nous apprennent leur manière de capturer les animaux.  

 

Copie de San SA 05 337

 

 

         

Copie de San SA 05 338

 

 

 

Copie de San SA 05 339

 

 

Copie de San SA 05 340

 

 

 

 

Celle-ci nous montre une pluie de projectiles. 

 La suivante une scène de fuite.  

 

Copie de San SA 05 341

 

 

                           

Copie de San SA 05 342

 

 

 Pour montrer le lien avec les peuples actuels voici un guérisseur XHOSA (le peuple de Mandela) 

 

Copie de San SA 05 345

 

 

 

Et un ZULU.

 

Copie de San SA 05 343

 

 

 

 A la sortie de ce musée, surprise !  Une pluie torrentielle nous attend.  Tout l’été, car en janvier c’est l’été pour l’hémisphère Sud, tout l’été de cette 2005 est spécialement humide, exceptionnellement pluvieux. 

 

La cause : quelques jours auparavant (décembre 2004) le fameux Tsunami dévastateur avait fait son œuvre, et tout un temps encore - nous sommes début janvier 2005 - les régions situées à la même latitude ont eut les retombées de toute cette eau évaporée par la force extraordinaire de ce terrible Tsunami.

 

Nous nous dirigeons néanmoins un peu vers le Nord pour voir les fameux sommets du Cathedral Peak, … Toujours la pluie, au point que les ponts pour le retour sont coupés, l’eau passe au dessus, pas question donc, impossible même, de rentrer. 

Il nous faut, de justesse, trouver une place dans l’unique hôtel de la région. 

 

Mais ce fut l’occasion d’un moment de féerie : admirer, rêver devant ces majestueux sommets éclairés par l’orage, 

 

Ces 3 photos sont prises, dans le noir de la nuit !   A l’abri de l’hôtel, profitant des éclairs pour essayer de fixer par la photo toute cette nature déchaînée et impressionnante.   Sur la troisième on distingue aussi les décorations de Noël autour de l’arbre et des guirlandes. 

 

Copie de soir Cath peak SA 05 361

 

                                      

Copie de soir Cath Peak SA 05 363

 

 

 

Copie de soir Cath peak SA 05 369

 

 

 

Nous sommes loin, ce soir là, des belles photos pour calendrier avec un ciel tout bleu et un paysage ensoleillé ! 

 

Marie-José EVERT

23:22 Écrit par treve dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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