30/03/2017

102 Tanganyika

102

Le lac

TANGANYIKA

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Tanganyika et principaux lacs d'Afrique orientale MJ E, 13-18 P10 94 p

Le Lac TANGANYIKA

et principaux lacs d’Afrique orientale

Marie-José EVERT

1967 … 2017

 

 

 

Je me propose de terminer ce tour d'horizon sur principaux lacs d’Afrique orientale par le lac Tanganyika, lac que j’ai la chance d’avoir connu de tout près, ayant habité et enseigné à Bujumbura durant plusieurs années.

De plus, en tant que biologiste et sur les conseils d’André Capart, j’ai réalisé un travail de quelque 300 pages sur ce lac.

En effet j’ai eu la « baraka », chance, de rencontrer le professeur Capart qui a fait partie de la mission hydrobiologique belge de 1946.

Il m’a donné le goût d’étudier ce lac qu'auparavant je ne regardais qu'en touriste.

Avec lui j’ai appris à le considérer en biologiste.

Il m’a de plus donné un tas de renseignements précieux.

* * *

D’abord quelques photos en noir et blanc prises par le professeur André Capart. Pourquoi ?

Car depuis cette expédition belge de 1945, les bords du lac ont-tant changé .

Les niveaux de l’eau, ont fluctué.

 

Ses photos  de paysages disparus sont vraiment si précieuses que je m'en voudrais qu'elles ne soient connues d'un public aussi  large  que possible et qui sera vite intéressé par  ce lac unique en son genre et si important à tant de points de vue différents comme nous pourrons le voir par les blogs qui suivront.

 

 

L’occupation humaine a fort influencé l’,état d ses rives. Ces photos noir et blanc, je tiens à en présenter les p

rincipales car ce sont de vraies précieuses reliques.

Les populations vivant au bord du lac sont devenues tellement plus nombreuses, avec des intérêts et occupations plus divers et bien sûr de nombreuses constructions d’habitations, routes, villages, villes.

 

Voici quelques unes des précieuses photos, en noir et blanc, prises par André Capart lors de son expédition. Je trouve important de faire connaître ces vues car ce sont de vraies images d’archive en ce qui concerne l’aspect des côtes en particulier. Les bords du lac ont tellement changé depuis. Il serait dommage que cela se perde et peut-être même reste inconnu pour beaucoup.

 

Maintenant beaucoup de constructions sur les rives du lac de plus en plus densément peuplées. Qu’il serait agréable pour chaque site de présenter deux photos du même lieu « avant-et-après ».

Ici la petite avancée de terre montrant l’entrée de la Ruzizi dans le lac.

 

Voici l’autre extrémité. Sud

 

Belle et étroite plage de grès

 

Une terrasse déjà bien habitée pour l’époque. Actuellement on la reconnaîtrait à peine !

 

L’importante baie de Burton

 

 

Ici on voit bien les vagues côtières. Il n’y a pratiquement pas de marées à proprement parler : nous sommes au bord d’un lac.

La baie à pente douce de Tembwe.

On voit bien la trace de la baisse récente du niveau

Belle petite plage étroite puis très vite les bords surélevés.

11:14 Écrit par treve | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/12/2016

101 lac TANA, Ethiopie

 

 

 

 

 

 

102

 

 

 

Lac Tana  en  Ethiopie

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Avant de quitter l'hémisphère Nord

je ne puis oublier de mentionner

le lac Tana.

 

Il n'est pas dans la ligne du grand Graben

mais il est le plus grand lac d' Ethiopie  avec ses 3 630 km2  et

environ 70 km en largeur et 80 km en longueur. l

 Le lac Tana

Il est le plus septentrional du pays,

et d'altitude moyenne de 1 800 m.

 

Ils s'est élevé au cours de l'ère Tertiaire,

 avec la formation du bouclier  arabo-éthiopien et

de la péninsule Arabique. 

 

 Contrairement aux autres lacs de la région des hauts plateaux

non  formé dans un cratère  ou le long d'une faille  ou dans la vallée du grand Rift 

 

mais dans un dépression  constituée de deux types de laves.

 

 Cette dépression  s'est progressivement affaissée

lorsque des chaînes de montagnes importantes se sont soulevées à ses côtés :

 

la chaîne du Semien au nord, la plus haute d'Éthiopie avec l

le mont Ras Dashen : 4 620 m,

les monts Guna (4 231 m) à l'Est, et

les montagnes de Choke (4 154 m) au sud, cœur de l'ancienne province du Godjam. 

 

C'est la raison pour laquelle la profondeur du lac est relativement faible, avec seulement 9 m en moyenne.

 

C'est ce qui lui confère une certaine fragilité quant aux variations climatiques et du coup à l'utilisation de l'eau par l'homme.

 

Son régime pluviométrique étant  extrêmement irrégulier

dépendant d'un régime tropical de mousson.

 

 

 Un  seul tributaire du lac Tana : le Nil Bleu  ( Abbay pour les éthiopiens) .

Ce Nil Bleu possède une force colossale en saison des pluies,

de juin à septembre.

 

 

Plusieurs de ses grandes plaines côtières connaissent alors des inondations.   les voies de circulation sont  alors coupées par les nombreux (une soixantaine) d'affluents  du lac.

 

 

Un de ses affluents est considéré comme étant la source du Nil Bleu.

 

À 36 km après sa sortie du lac, le Nil Bleu chute brusquement à Tessessat (ou Tis Esat), puis s'engage pour une longue percée sur plus de 900 km à travers les roches volcaniques éthiopiennes, formant parfois des canyons gigantesques.

 

Lorsqu'il passe la frontière du Soudan, il s'assagit.

 

Le Nil bleu représente environ 2/3 des eaux du Nil à Khartoum.

C'est là qu'il rejoint son grand frère, le Nil Blanc

 

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Déjà connu de Ptolémée  (IIe siècle) qui le baptisa Pseboe, en latin  : 

Choloe Palus, « marais creux »,

 

puis identifié par le père Manuel de Almeida  en 1624 comme appartenant au peuple de chasseurs Wayt'o.

 

 Le lac Tana entre dans l'histoire lorsque

James Bruce,  en 1770, identifie avec précision les sources du Nil Bleu  à Gish Abbay (100 km au sud-ouest du lac).

 

Dès le XIIIe siècle, le lac joue un grand rôle dans la préservation et la consolidation de l'empire chrétien d'Abyssinie,

 

grâce notamment au Nil Bleu, barrière naturelle protectrice contre les invasions musulmanes

 

et que seuls les bateaux de papyrus tankwa  permettent de franchir jusqu'à la construction du pont portugais d'Alata en 1626.

 

Terre chrétienne, la région du Choa  a très tôt accueilli des moines 

qui, en temps de péril, se sont réfugiés sur le lac comme lors des raids des jihads musulmans du Gragñ, au XVIe siècle.

 

Les restes d'anciens souverains éthiopiens et des objets précieux ecclésiastiques sont gardés aujourd'hui encore sur les îles isolées du monde extérieur.

 

Sur l'île de Tana Cherqos se trouve une pierre  sur laquelle la Vierge Marie  se serait reposée durant son retour d' Egypte. 

 

Cette île est également reconnue par l' Eglise tewahedo  comme le lieu où est enterré  Frumence d'Aksoum,  évangélisateur du royaume  d'Aksoum.

 

Le  monastère Saint-Estefanos sur l'île de Dega abrite des tombeaux  dont celui ce Dawit 1er.

 

À partir du XVIe s, le lac Tana devient même un très important

centre d'échange pour les caravaniers qui viennent alimenter les  marchés. 

 

Les tracés de ses voies d'échanges relient jusqu'au XXe siècle, les anciennes provinces du Begemder  au nord, et du Godjam,  au sud.

 

La façade est du lac Tana est notamment jonchée d'anciens centres caravaniers.

Le lac Tana était donc un relai important entre le nord et le sud de l'Éthiopie.

 

Lac Tana peut être  vu par des satellites.

 

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Aujourd'hui le lac Tana reste le pivot central du territoire de la nouvelle région-État Amhara, instaurée par le nouveau gouvernement fédéral en 1991. 

 

Le contrôle du lac relève d'abord du niveau fédéral, tandis que les tâches et responsabilités du niveau régional quant à la gestion du lac Tana et de ses ressources naturelles, restent à définir.

 

En 2003, le lac Tana a subitement perdu 1 m d'eau,

ce qui a considérablement gêné les populations locales et

perturbé les écosystèmes sur ses berges.

 

Cette baisse des eaux a entraîné par répercussions, une perte massive de la plante de papyrus géante endémique 

qui est un des rouages de l'économie locale sensible au niveau du lac.

 

La plante sert entre autres à la confection d'embarcations traditionnelles - les tankwas  (ou tangwas) - spécialité du peuple Nagadés, les habitants des îles.

 

Ces pirogues sont fabriquées à l'identique depuis plusieurs milliers d'années.

 

Les activités de navigation ont aussi été gênées,

et la circulation du Tananesh, le plus important  ferry  de la « lac Tana Transport Company » a été perturbée par des écueils nouvellement émergés.

 

Nécessité  donc de porter une attention vigilante aux différents écosystèmes , pour la préservation, et la compréhension d'un tel site naturel.

 

Malheureusement, les projets de protection et de classement ne coïncident pas toujours avec les impératifs urgents de développement et de réduction de la pauvreté, et l'actuel parti politique au pouvoir donne la priorité aux projets d'exploitation massive des eaux, notamment afin d'intensifier les productions agricoles et hydroélectriques. 

 

Situé à 540 km d'Addi-Abeba  le lac fournit encore quotidiennement une demi-tonne de poissons frais à la capitale,

tandis que d'autres lacs de la vallée du Rift,

tel le lac Chamo,

ont déjà épuisé leurs ressources piscicoles !

Une leçon et pur la région, et pour toute notre planète!

Ne gaspillons pas et apprenons  gérer intelligemment notre capital VIE sur la planète.

 

 Qu'allons-nous laisser aux génératins suivantes ?

Quand on pense aux nombres d'espèces animales et végétales

qui disparaissent chaque année  !

 

Souvent à cause de  l'homme , qui se croit tout permis ! et qui gaspille.

 "Après moi le déluge"  

Que lèguerons-nous aux générations suivantes ?

Un essai de réponse :

 

En 2015, le lac Tana est reconnu Réserve de la biosphère  par l' UNESCO.

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Le nombre d''île que compte le lac varie, on s'en doute,  en fonction du niveau de l' eau , donc des précipitations.

 

Or ce niveau a régressé d'environ 1,8 mètre en 400 ans !

 On décomptait 21 îles au début du XVIe s, dont7 ou 8 abritaient des  monastères. 

Jame Bruce qui avait  visité la région à la fin du XVIIe s,

il rapportait que 45 îles étaient occupées.

 

 Récemment  on a dénombré 37  îles portant des noms, parmi lesquelles 19 accueillaient ou avaient accueilli un monastère.

 

Les principales îles abritant des monastères sont :

Nerga Sellassié ; Dega Estefanos ; Tana Cherqos ; Kebran Gabriel ; Debré Maryam.

 

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Bonne année, , je l'espère en 1917

mes meilleurs vœux d'année la meilleure possible.

Marie-José Evert

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16:25 Écrit par treve dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2016

100 octobre 2016 lac KIVU

blog 100

octobre 2016

Le   lac KIVU

 

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Lac de 2 700 km² de surface,

485 m de profondeur,

et d’altitude de 1 460 m au-dessus du niveau de la mer ;

 (Voir situation sur carte : Rwanda)

Le lac Kivu est un des Grands Lacs d'Afrique

et l’un des trois lacs méromictiques  de ce continent.

 

Un lac méromictique est un lac dont les eaux de surface et de profondeur se mélangent moins d’une fois par an.

Et pour certains, moins d’une fois par décennie ou siècle, voire plus rarement encore.

 

Le lac Kivu se situe entre la république démocratique du Congo et le Rwanda. lac kivu point habitée.jpg

 

 C’est dans ce lac que l’on trouve Idjwi, la plus grande île à l’intérieur du  continent  africain,  avec une longueur de 40 km et une superficie de 285 km2.

CONGO RWANDA KIVU lake 3533335140_fa67562d3b_o.jpgVue d'avion que j'ai trouvée sur le web.

Elle montre bien la partie haute de  Ruzizi qui emmène les eaux  du Kivu vers le Tanganyika.

 

Dans cette région les gens manquent cruellement d’iode.

Ce qui cause chez beaucoup des problèmes de santé par manque d’hormones thyroïdiennes.

La seule solution en mettre dans le sel consommé.

 

Ce manque d'iode se caractérise globalement par un arrêt du développement physique et mental à une certaine période de la croissance de l'enfant.

 

Kivu lac, Ruzizi; Shangugu3527415857_9a6c7eff28_o.jpg

 

Cette région , connue au XIXes sous le nom de Maniema ou Manyema, existe en tant  que province puis 1933,

province de Costermansville, le Bukavu actuel.

 

Divisée en entre trois régions :

Nord Kivu, Sud Kivu et Maniema.

 

Le lac Kivu se déverse par la rivière Ruzizi, 

qui au sud alimente le lac Tanganyika.  

 

 

Ce lac Kivu  a gagné une triste notoriété lors du génocide du Rwanda  en 1994, de nombreuses victimes y ayant été jetées. 

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On trouve dans cette région de l’étain et d’autres métaux précieux.

Richesse ?

Pour qui ?

Pour les populations ?

Ou source de conflits, de luttes sanglantes ?

 

La RDC a dénoncé le soutien d'un « lobby » pillant les ressources minières de la RCD au CNDP.

 

La principale ressource pillée est le coltan,

minerai de tantale qui sert à la fabrication d'électronique miniaturisée, les téléphones et ordinateurs portables...

 

Ce minerai est cherché souvent clandestinement, par des enfants même très jeunes,

mais il n'est pas  travaillé sur place, ce sont des régions d'Indochine qui s'en occupent et en retirent en fin de compte le plus de richesses.

 

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L' Allemand, le comte  von Götzen, 

fut le premier Européen ayant accédé au lac en 1894.

 

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Au fond du lac, environ 500 m de sédiments recouvrent le socle cristallin précambrien.

 

Au nord du lac, des anomalies magnétiques sont dues à d’anciens épanchements volcaniques.

 

La grande ville au Sud est Bukavu.

 

 

Tout près la forêt où l’on trouve les grands singes, des Gorilles.

 

 des sommets : les Karisimbi, Bisoke, Sabyniyo, Gahinga et Muhabura. 

 

 

 

 Dans le Parc National des Volcans, la première attraction est évidement de visiter, avec l’aide d’un bon guide, les gorilles de montagne.

 

Ils sont végétariens, aiment les forêts humides, constituent des familles de 8 à 20 individus : un mâle dominant, des femelles adultes et plusieurs adolescents. Le mâle au dos argenté peut atteindre un poids de 250 kg et une taille de 1,70 m.

 

Anthropoïdes débonnaires et pacifiques, ils se nourrissent dans leur univers végétal.

* * *

Villes congolaises de Goma et Bukavu (ex Costermansville), voisines du lac.

 

Au Rwanda, en face : Gisenyi, Kibuye et Cyangugu.

 

C'est dans ce lac que l'on trouve Idjwi  la plus grande île à l'intérieur du continent africain

avec une longueur de 40 km

et une superficie de 285 km2.

 

Il  est différent des autres lacs congolais qui sont pour la plupart «  tectoniques » comme le montre d'ailleurs sa configuration morphologique, qui est celle d'un lac de barrage avec de nombreuses baies et îles.

 

Les volcans des montagnes des Virunga.

Le mot "Virunga" signifie volcan en langue locale. 

 

Ils ont barré l'écoulement sud-nord d'un réseau hydrographique qui prenait ses sources sur le plateau des Bafulero, près du mont Mulhi.

 

Ce lac est caractérisé par une forte stratification thermique et chimique :

CO2 et méthane sont assez fortement "piégés" dans les eaux profondes,

mais le CH4 (méthane)  pourrait épisodiquement être brutalement libéré avec des risques graves pour la population et la faune.

 

Dans les années 1950-60, ce sont des chercheurs belges qui ont montré que ce lac recelait du méthane et du CO2, d'origine magmatique.

 

La genèse de ce méthane et l'explication de son accumulation ont été longtemps discutées.

 

On a pensé qu'il était d'origine volcanique et/ou issu de matière organique en décomposition.

On cherche à mieux comprendre le fonctionnement des puits de méthane, dans les couches supérieures oxygénées du lac, certaines bactéries méthanotrophes dégradent le méthane avant qu'il ne gagne l'atmosphère du lac.

 

Les données apportées par deux expéditions conduites sur le lac, de même qu'une réévaluation, ont conclu que l'essentiel de ce méthane est biogénique et récent ;

il aurait été formé par des organismes autrefois classés comme « bactéries méthanogènes » et aujourd'hui reclassés parmi les Archées, groupe de procaryotes distinct des vraies bactéries  et

vivant dans les eaux anoxiques profondes.

 

Ces bactéries auraient synthétisé du méthane à partir de dioxyde de carbone et d' hydrogène.

 

On a aussi supposé qu'une petite partie du méthane serait thermo catalytique, le reste étant issu d'une transformation du CO2 en méthane par ces bactéries méthanogènes.

 

 On a démontré relativement récemment qu'en profondeur, environ 300 m, en raison d’un système local de convection/diffusion particulier caractérisé par un mélange turbulent faible et un transport vertical par diffusion dominé par un phénomène de double diffusion, à partir de 120 m en février 2004, conséquence d'un gradient élevé de salinité, et donc de densité, et d'entrées de sources subaquatiques à différentes profondeurs, également responsables d'une teneur anormale de l'eau en zinc.

 

Contrairement aux systèmes connus de double diffusion naturelle ou étudiés en laboratoire, ici le CO2 et le CH4 dissous contribuent à la stratification en couches, avec des équilibres inhabituels entre l'effet stabilisateur de sels dissous et l'effet déstabilisateur de la température.

 

Des couches mixtes épaisses de 0,48 m en moyenne semblent néanmoins être en état de convection active.

 

Des changements sont observés dans le lac : réchauffement des eaux profondes, renforcement de la chimiocline  principale, interface  entre différentes couches d'eau; évoquant un débit accru des sources subaquatiques qui expliquerait de récents changements dans le cycle des éléments nutritifs et la production de méthane du lac.

 

Le gisement potentiellement exploitable de méthane du lac a été estimé 57 milliards de m³.

 

En 2007, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé un accord pour qu'une équipe de scientifiques étudie la faisabilité de l'exploitation du gisement.

 

Ainsi, à condition qu'il n'y ait pas de perturbation de l'effet de chimiocline par l'exploitation, on espère à la fois pouvoir réduire le risque d'explosion et/ou d'asphyxie par remontée d'une grande bulle de méthane, au profit d'une production de carburant et/ou électricité.

 

Le lac Kivu est l'un des trois lacs dans le monde entier susceptibles d' éruptions limniques graves;

 

les deux autres étant les lacs  Nyos et Monoun  au  Cameroun.

 

En 2005, des géologues et géochimistes ont estimé que certains changements récents de comportement du lac sont des indices de risque accru d'une éruption incontrôlable de gaz et que la libération d'une fraction de ces gaz, qui pourrait être déclenchée par une éruption de magma dans le lac, aurait des conséquences graves pour les personnes vivant sur ses rives.

 

D'après des mesures récentes : l'échange turbulent vertical apparaitrait comme étant faible et négligeable.

 

 Mais le conduisant à une accumulation de gaz.

Or plus l'eau profonde sera saturée en gaz, moins l'apport de chaleur nécessaire au déclenchement d'une libération de gaz dévastateur sera important.

 

Ce lac abriterait 300 km³ de dioxyde de carbone, CO2, quantité de gaz contenue dans le lac Nyos qui lors de son éruption avait fait 1700 morts.

 

Intéressants pour l'alimentation : des petits poissons séchés (sambaza), Phytoplancton, Zooplancton.

 

kivu_lake  et son île _nasa.jpg 

14:02 Écrit par treve | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/09/2016

99 lac Albert ou Mobutu

99

                                                                                                      septembre 2016

N° 99

     Le lac Édouard

Autres noms :

 lac Idi Amin Dada,

Albert-Edouard et Louta N’zighé.

 

N° 99; sept 2016

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Pour ceux qui veulent en savoir plus, je rappelle  le travail très fouillé de

J. Lebrun : La végétation de la plaine alluviale au sud du lac Édouard,

Coll. Exploration du Parc national Albert (Mission J. Lebrun 1937-1938), Fasc. 1, Bruxelles, Institut des parcs nationaux du Congo Belge, 1947.

 

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Le lac Édouard avec son bassin des 2 150 km² et

ses 117 m de profondeur est un autre des Grands Lacs d’Afrique.  

 Résultats de recherche d'images pour « lac Édouard photos »

 Il est situé à 920 m d’altitude et

 a une taille de 77 km de longueur

sur 40 km de largeur.

 Résultats de recherche d'images pour « lac Édouard photos »

Il se trouve dans la Vallée du Grand Rift,

sur la frontière entre la République du Congo et de l’Ouganda.  

Sa rive Nord se trouve à quelque km au Sud de l’équateur. 

 Résultats de recherche d'images pour « lac albert photos »

Le premier Européen à découvrir le lac fut Henry Morton Stanley en 1888.

Il le nomma lac Édouard en l’honneur du Prince de Galles Édouard.  

 

Le lac fut par la suite nommé lac Idi Amin ou lac Idi Amin Dada

d’après le nom du dictateur ougandais  Idi Amin Dada.  

 

Il a repris depuis son nom de Lac Édouard.

Ses autres noms sont aussi Albert-Edouard et Louta N’zighé.

 

Merci à Google qui nous donne cette belle image vue du ciel.

On devine facilement les marais proches :

 

Résultats de recherche d'images pour « lac Édouard photos »

Il est alimenté par de nombreux petits ruisseaux et de vraies grandes rivières, dont les principales ont nom :

Nyamugasani, Ishasha, Rutshuru et Rwindi.

 

Il se vide dans le lac Albert par le Nord via la rivière Semliki, que l'on voit bien sur la carte. 

Il est aussi relié par le canal de Kazinga au lac George  par le Nord-est.

 

Le lac Édouard abrite de nombreuses espèces de poissons.

La pêche est une activité importante pour les populations locales.

 

La faune vivant sur les berges du lac — chimpanzés, éléphants, crocodiles, lions -  protégés, en principe  du moins, dans le parc national Reine Élisabeth.

 

La zone du lac héberge aussi de nombreuses espèces d'oiseaux résidents ou migrateurs.

 

Noter qu’une centrale hydroélectrique réconcilierait peut-être la population de  Bwisha  avec le parc national des Virunga.

 

En effet  il y a de nombreux travaux au point du captage d’eau sur la rivière Rutshuru.

 

À  5 km  de Bwisha, sur la route en direction de la frontière de l’Ouganda dans le Nord-Kivu, un chantier immense de 6 hectares s’incruste dans le paysage du parc national des Virunga (Virunga signifie, on le sait, volcans dans la langue locale.).

 

Pieux,  palissades, préfabriqués, coulées de bétons,  .... en vue de la centrale hydroélectrique prévue en 2015 sur la rivière de Rutshuru et par la suite son entretien. 

 

Développement local oui. Et même assez loin dans la région.

Cette construction d’une centrale hydro-électrique, assurerait, du moins on l’espère,  un travail intéressant et durable pour la population.

Combien de foyers seront-ils  desservis en énergie électrique ?

Bien sûr on en attend beaucoup d’avantages.

De l’énergie électrique pour des usages domestiques au lieu de recourir au bois de chauffe ou à la braise

 Il allégera le travail des femmes qui doivent parcourir parfois de longues distances pour couper le bois...

Génèrera des emplois divers: entretien, apport de matériaux, commerce...

 

MAIS

 

Tout cet ensemble aura aussi  impact négatif

Tant pour l’homme que sur l’environnement.

Il suffit d’un peu circuler et ouvrir les yeux et aussi ses oreilles pour entendre ce qui se dit.

 

Le couvert végétal a disparu au profit des routes, des habitations et des champs.

Des terres ont disparu, perdues à jamais.

 

Or du terrain il leur en faut:

 

Il ne faut pas perdre de vue les guerres successives dans la région avec de l’installation des camps de réfugiés et

les déplacements massifs de populations.

 

 Tout cela mène à l’occupation de terres - routes, habitations- et en même temps des dégâts pour les terres.

Trop souvent aussi de l’érosion si on n'y prête pas suffisamment attention !

 

 Autant de cicatrices sur l’environnement !

 

La demande en énergie a fortement crû avec l’augmentation répétée des populations.

 

Les arrivées de réfugiés se font par vagues successives lors de chaque conflit armé.

 

La source d’énergie la plus accessible à tous est le bois.

 Heureusement et forcément, mais aussi, malheureusement !

 

En effet dans le parc des Virunga, des clairières sont visibles dans la forêt indiquant les coupes nombreuses effectuées à main d’homme. 

A cela s’ajoutent les dégâts dus aux guerres quasi endémiques au Nord-Kivu.

Autant de choses qui ont abîmé et continuent d'abîmer ce territoire.

 

Les riverains du lac Édouard s’inquiètent du projet d’exploration lancé par le pétrolier britannique Soco dans cette étendue d’eau de 2 150 km², partie intégrante du Parc National des Virunga. 

 

D’autres y voient une promesse d’emplois alors que le lac, surexploité depuis les années 1980, livre  des pêches de plus en plus pauvres.

Résultats de recherche d'images pour « lac albert photos »

 

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Au mois prochain, je l'espère, pour encore découvrir d'autres beaux lacs africains.

Le dernier sera le plus grand, le plus profond, mon préféré,

le lac Tanganyika.

Marie-José Evert

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31/07/2016

98 Tanganyika lake 16 juillet 2016

98

Juillet 2016

 

T A N G A N Y I K A    L A K E

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  1. Le lac Albert (Mobutu)

 

 

Nous continuons notre périple lacustre africain.

 

Nous sommes déjà le dernier jour de juillet,

j'ai bien cru que je n'aurais pas le temps de continuer notre périple ce mois.

 

De justesse !  nous sommes le 31 juillet !

 

Ce mois de juillet nous amène ainsi à un lac plus connu sous le nom de lac Albert.

 

Ces dernières années ce lac a reçu plusieurs noms, 

les uns plus compliqués à retenir que les autres.

 

Je les cite ici:

 Albert, Nyanza, M'vouta N'zighé  puis lac Mobutu Sese Seko.

 

Je me demande lequel de ces noms sera le plus retenu lors des années à venir.

 Résultats de recherche d'images pour « lac Albert »

  

Ce lac

a une surface de 5 270 km²,

 

C’est un des plus riches en poissons du monde.

 

Il se trouve au centre du continent africain,

à la frontière entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo.

 

 

Il est le plus septentrional de la chaîne de lacs de la vallée du Grand Rift.

 

Nous faisons  un périple  africain Nord-Sud.

 et terminerons néanmoins  par le plus important, plus profond, le plus, le plus, le plus ...

le plus pour beaucoup de choses:

je pense au lac Tanganyika.

C'est par lui que nous terminerons notre périple.

 

 

  Notre lac Albert est long d'environ 160 kilomètres et a 30 kilomètres de large, avec une profondeur maximale de 51 mètres.

Il est à une altitude de 619 m au-dessus du niveau de la mer.

 

A titre de comparaison:

160 km de longueur, la Belgique a environ 300 km dans sa plus grande longueur.

30 km de large: la côte belge en compte 56.

619 m au dessus du niveau de la mer: là nous égalons presque la Belgique, dont la Baraque de Fraiture, un des points les plus élevés, est à 652 m.

51 m de profondeur: notre mer du Nord, près de la côte belge, n'a pas beaucoup plus. Bruxelles est fière de son "altitude 100".

 

 

Ce lac fait partie du système compliqué du Nil  supérieur.

 

Ses sources principales sont

le Nil, la partie provenant du lac Victoria au Sud-Est

et la rivière  Semliki , en provenance du lac Édouard au Sud-ouest.

Celle-ci coule du lac Édouard  vers le Nord, dans la république démocratique du Congo,

et débouche dans le lac Albert en Ouganda. 

 

On peut encore y découvrir une  faune importante:

éléphants, crocodiles, antilopes, vivent dans les environs de la rivière Semliki. 

 

J'ai eu dernièrement la chance et le plaisir de voir nos amis les éléphants et de belles antilopes dans des parcs en Afrique du Sud, autre région qui, heureusement, garde et protège encore toute cette faune qui peine à survire.

 

Pour cette faune on peut parler de "survivre",  et non "vivre". En effet, pas toujours parce que qu'il y a du braconnage, par la chasse ou par la perte de leur milieu de vie,

mais

Ce sont les hommes  qui, de plus en plus nombreux, sont  envahissants.

Tantôt, bâtissant, cultivant voire destructeurs, à la recherche d'habitat mais aussi de sol à cultiver et de richesses à trouver, tant dans le sol qu'en  surface.

 

 

La sortie, à l’extrémité du lac, est le Nil Albert, connu sous le nom de Nil des Montagnes à sa pénétration au Soudan.

 

A l'extrémité Sud du lac, débouche la Semliki. 

On y trouve un marécage.

 

Au bord de la rive Nord-Ouest, nous trouvons une chaine de montagnes, connue sous le nom de Monts Bleus.

 

 
 

C'est seulement en 1864 que le premier européen à découvrir ce lac fut l'explorateur Samuel Baker.

 

C'est lui qui le nomma Albert de Saxe - Cobourg - Gotha, conjoint de la reine Victoria qui venait de décéder.

Ce nom de Samuel Baker est peu connu, du moins en Belgique, alors je suis allée voir ce qu'en disait  le dictionnaire de notre temps: Wikipédia. Voici ce que j'en retiens:

 

Né à Londres....  Après deux années passées l'île Maurice, il gagne Ceylan (Sri Lanka). Il y fonde une colonie agricole. Il supervise la construction d'un chemin de fer, passe quelques mois à visiter le sud-est de l'Europe. 

Ci dessous Baker sur le lac Albert.

 
.
 
 

¨[En mars 1861, il entame son premier voyage d'exploration en Afrique Centrale.  « Pour découvrir les sources du Nil, avec l'espoir de rejoindre l'expédition est-africaine des capitaines Speke et Grant, quelque part aux environs du lac Victoria.  Après une année passée sur la frontière entre le Soudan et l'Abyssinie, à apprendre l’arabe, à explorer les affluents du Nil, à prouver que les sédiments du Nil proviennent d'Abyssinie, il arrive à Khartoum qu'il quitte en décembre 1862  pour remonter le Nil Blanc.  Deux mois plus tard, il rencontre Speke et Grant qui après avoir découvert les sources du Nil redescendent le fleuve vers l’Égypte.   Leur succès lui fait craindre qu'il n'y a plus rien à faire d'important pour sa propre expédition, mais les deux explorateurs lui fournissent suffisamment d'informations pour lui permettre d'entreprendre l'exploration d'un grand lac encore inconnu des européens. Samuel Baker découvre l'Albert Nyanza ou lac Albert le 14 mars 1864. Après avoir exploré les environs du lac et démontré que le Nil le traverse, il entame son retour.]

 

En 2006, relativement récemment, on découvrit  des gisements de pétrole.

  On ne sera pas étonné que déjà les pétroliers, se querellent pour s'accaparer ce marché.

Voici ce que je trouve sur Wikipedia, aujourd'hui même:

"Le ministre des Hydrocarbures, Célestin Mbuyu, en visite officielle à Bunia lundi 23 janvier, a annoncé que le géant pétrolier français Total vient de recevoir l’autorisation de lancer les travaux d’exploration pétrolière dans le Lac Albert, un mois après avoir obtenu le droit d’exploiter l’or noir dans le Graben Albertine, en Ituri."

 

Avec ce lac nous sommes encore dans le système compliqué du Nil supérieur.

 

Nous continuerons notre périple, je l'espère, le mois prochain. Ce sera déjà le mois d'août demain.

Marie-José Evert

 

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17:08 Écrit par treve | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |